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Il y a le signe que tu penses que tu es, et le signe que les autres perçoivent chez toi
Tu n’oublies rien ! Jamais ! Tu es un hypermnésique du ressentiment, une poubelle remplie de dettes émotionnelles, une bombe à retardement à déclenchement aléatoire.
Médaille d’or de la langue de pute, tu es une sorte de cocktail imbuvable à base de fureur passive triple amère, que tu fais payer au prix fort à des gens qui ne se souviennent même plus de toi.
Tu as tellement de comptes à régler que tu pourrais engager un comptable ou un notaire pour être sûr de ne rien laisser passer.
Le mec qui t'a piqué le dernier siège dans le bus à l'époque du Minitel, tu as son visage gravé dans la tête, comme une photocopieuse à ressasser les dettes en anciens francs. Le monde a été fabriqué sur mesure pour te faire chier, mais il perd rien pour attendre.
Quand tu dis “non non, je ne suis pas fâché”, on sait qu'on doit fuir dans un pays lointain avec une nouvelle identité.
Tu signes toutes tes lettres anonymes de délation, pour être sûr qu'on se rappelle bien de toi.
Tu gardes tous tes griefs sous vide, dans un congélateur sécurisé comme un coffre-fort.
C'est quoi qui sonne, là ? … Ah oui, l'heure de la vengeance, bien sûr !
Tu es un mélange de Donald Trump, Hitler et Louis XIV sous crack. Tu es le dictateur autoproclamé de ton environnement.
Ce qui te contrarie doit mourir, car quand on te dit “non” c'est comme si on pissait sur la moquette de ton honneur ou qu'on offensait tes ancêtres jusqu'à la 10e génération.
Quand tu baisses la tête, c'est juste pour te regarder le nombril, l'univers est ton larbin et ton avis, c'est la science.
C'est toi qui explique au boulanger comment il doit faire le pain, alors que tu galères à te beurrer un sandwich.
Tu te penses l'empereur de ta boîte, mais tu es juste le chef de ton cul, qui se comporte avec ses collègues comme un gamin de 5 ans qu'on essaie de convaincre de manger des brocolis, et qui se prend pour le roi juste parce que ses parents ont lâché l'affaire.
L'absence de contradiction n'est pas due à ton charisme d’ayatollah caractériel mais juste parce qu'on rechigne à se taper tes crises d'autoritarisme de diva traumatisée qui considère que les gens qui ne sont pas tes clones soumis n’auraient jamais dû naître.
Tu ressembles a un zombie empaillé sous antidépresseurs, tellement tu as élevé l'art de faire le mort au niveau sublime.
Pourquoi repousser à demain ce qu'on pourrait repousser à jamais ? Après tout, on n'est jamais aussi bien servi que par les autres.
Ton allergie à l'engagement force le respect : tu es d'accord sur tout… jusqu'à l'instant où il s'agit de passer à l'action. On peut compter sur toi, mais jusqu'à zéro; c'est magique : il suffit qu'on te regarde pour que tu disparaisses.
Rien que l'idée de prendre les choses en mains suffit à te casser les deux bras.
Le tire-au-flanc professionnel que tu es trouve que cette description de ta vie est abusée, mais tu as trop la flemme pour argumenter.
Ton animal totem, c'est le chat, cet animal fabuleux qui n'a jamais besoin de se justifier pour ne rien foutre et en être fier.
La culture, le bon sens et la réflexion, c'est pour les faibles !
Tu es un GPS de la connerie programmé pour te perdre en te faisant croire tout seul que tu as trouvé un raccourci.
Pour toi, les “vrais experts” se trouvent entre deux placements de produits sur Insta plutôt que dans les universités. Depuis que tu t’es diagnostiqué HPI par intuition personnelle, tu te sens la mission d’“éveiller les consciences” en partageant “la vraie vérité” du docteur Jesaistout sur ta page Facebook que tout le monde a déserté depuis longtemps et qui s’est fait pirater par des hackers qui ont découvert que ton mot de passe, c’est le nom de ton chat.
Ce qui est attendrissant chez toi, c'est ta joie enfantine de l'agneau qui danse en se rendant à l'abattoir en croyant avoir enfin trouvé la porte magique vers la fortune en tapant sur “Cliquez ici pour récupérer votre iPhone en or massif que vous avez gagné sans même avoir joué”.
“On sait jamais”, comme tu aimes le répéter, et c’est vrai que le pigeon que tu es sait peu de choses, pas longtemps et pas souvent.
Ta vie d’écorché vif est un bad trip perpétuel qui se déroule en mode tragédie grecque recyclée en drama de téléréalité.
Tout t'inquiète : une toile d'araignée, le regard des autres, ou même ton ombre, au point où ce serait plus simple de lister les trucs qui ne te rendent pas malade.
En bref, tout ce qui ne te fait pas peur te fait pleurer, comme une fontaine à larmes qui se fournit en mouchoirs directement à l'usine.
Traumatisé comme un bébé koala dans une machine à laver, si le serveur oublie de sourire en remplissant ton verre, tu vas passer la journée à essayer de te rappeler à quel moment tu as décimé sa famille.
Ta meilleure amie met plus de 5 minutes avant de répondre à ton sms ? Elle projette sans doute de t’assassiner.
Tu as besoin d'être rassuré sur tout : ton job, ton maquillage, ta respiration.
Tu as besoin de l’avis de ton psy et de ton horoscope pour connaître le meilleur moment pour racheter du shampoing.
Quand tu lis “Sortie de secours”, ton cerveau traduit par “Catastrophe imminente”.
Hypocondriaque de compète, au premier hoquet, tu soupçonnes un cancer alors que t’as juste bu de l’eau trop froide.
Le soir tu t’endors la boule au ventre de ne jamais te réveiller, terrassé par une crise cardiaque causée par des cauchemars toujours plus horribles. Et le matin, tu te lèves vite, avant que le plafond de ta chambre s’effondre sur ta gueule.
Ton existence de je m’en foutiste acharné s’apparente à une décharge publique recyclée en vide-grenier à tous les niveaux.
Chaque jour est un épisode inédit de “cauchemar en cuisine”, avec ton cerveau dans le rôle des casseroles.
Ta vie est une course contre la montre sans montre dans ton bordel organisationnel qui se termine en catastrophe tous les soirs.
Ton agenda est rempli de rendez-vous manqués à des endroits fictifs avec les mauvaises personnes.
Toutes tes phrases commencent par “putain” : “putain j’ai cliqué trop vite”, “putain j’ai oublié de faire le plein, je trouve plus mes clés, ma carte, mes lunettes, le nord, ma bite, ma dignité”
Ton bureau ressemble à une ville après un bombardement, jonché de post-it illisibles collés partout.
Pourquoi planifier quand on peut tout planter à coup d'impro ?
Ton cerveau est une playlist en mode YOLO, et tu collectionnes les excuses pour qu’on pardonne tes manquements chroniques à toutes les obligations que tu considères comme des suggestions. Là, par exemple, tu te prépares à oublier un truc important parce que c’est plus marrant de lire ton horoscope en mode “HA HA C’est trop moi !”
Ta naissance est un suicide qui n'en finit jamais et ton proverbe préféré : “le pire est toujours certain“.
Après la pluie, une autre pluie : tu es un nuage lourd qui pleure ses ondes négatives tout autour de toi, un trou noir émotionnel qui aspire la joie de vivre pour la transformer en rien. C’est magique : tout ce que tu touches meurt de désespoir, même les plantes en plastique. Tu es un alchimiste qui transforme l'or en plomb.
Ton hobby ? Plomber l’ambiance ! A base d’anecdotes tragiques de chat perdu, de soupçons de maladies graves, de guerre probable ou de harcèlement professionnel.
Une conversation avec toi ressemble à une veillée funèbre dans le brouillard au son des cloches.
Le seul truc qui fonctionne toujours bien chez toi, c'est la dépression.
Ton truc magique : même si on remplit ton verre à ras bord, il restera désespérément à moitié vide.
Tu n'as pas besoin de montre, puisqu'il est toujours l'heure de te plaindre.
Le cœur aussi fermé que ton portefeuille qui menace de cicatriser à force de ne jamais être ouvert, tu es le fils naturel de Picsou et d'un avocat d'affaires sous bracelet électronique.
Élu à l’unanimité “Charognard social”, tu es le saint-patron des banquiers et des esclavagistes, un cas d'école pour les contrôleurs fiscaux et les huissiers de justice.
Au resto, t’es celui qui s’escamote aux chiottes au moment de l’addition, empochant au passage les sachets de ketchup et de sucre, réapparaissant juste pour racler discrètement le pourboire et siffler le limoncello offert par le patron parce que le mot “gratuit” t'excite bien plus que les gang-bangs sur des sites pornos.
Tu es tellement opportuniste que tu serais capable de vendre tes reins pour t'en faire greffer des moins chers, organiser une tombola à l’enterrement de ta grand-mère pour rentabiliser les funérailles ou même changer de religion pour avoir un jour férié de plus.
Tu t’es fait greffer des ongles en acier pour gratter tout ce qu’il est possible sans te mettre les doigts en sang, et tu te remets difficilement du bon de réduction de 5% sur un pack d’eau minérale que tu as égaré en 2003.
Bon, tu m'offres un café ? … Je rigole, relève-toi, je vois bien que tu simules un malaise.
Tu es un militant enragé croisé avec un gourou qui recrute partout où il peut. Le warrior de toutes tes causes.
T’es une manif à toi tout seul, comme une pancarte vivante qui hurle ses convictions à la tronche des gens qui n'ont rien demandé mais qui se font engueuler parce qu'ils respirent trop fort.
Chaque jour est une croisade dans laquelle tu as l'ambition naïve de remodeler le monde à tes idées, sans te rendre compte que ce serait sans doute plus simple de repeindre les océans.
Tu peux pas “juste avoir une opinion” : tu te sens la mission divine de la transformer en loi universelle célébrée par tous.
Quelqu'un avoue ne pas faire pipi sous la douche ou jette un mégot par terre ? Tu fais un AVC, puis tu appelles Greenpeace et tu proposes un suicide collectif à ta tablée qui voulait juste apprécier son dessert.
Tu es tellement borné que même la vérité se trompe et tu préfères biffer les mots du dictionnaire qui sont mal orthographiés plutôt que d'admettre une pensée alternative. Par exemple, on ne dit pas “Un” point de vue, mais ”Le” point de vue, puisqu’il n’em existe aucun autre de valable que le tien.
Vivre en harmonie avec toi est une prouesse qui nécessite une ceinture noire de méditation et un mental de marathonien unijambiste.
Pourquoi être quand on peut paraître ?
Tu te prétends “spécial”, mais le seul record que tu pourrais battre, c'est celui de la médiocrité.
Creux comme un film de Noël, tu es le ballon de baudruche de la vie : une apparence pleine de rien, un emballage de cadeau sans cadeau.
Tu cherches le filtre insta qui t’inventera une beauté sans âme et te rendra élégante comme la vitrine d’un magasin en soldes, mais t’as rien à vendre parce que tu te résumes à ce que tu montres : tes bijoux en toc, tes fringues de marque, ton maquillage à la truelle, et ton sourire de mannequin en plastique.
Tu es un écusson de Ferrari collé sur une trottinette, le livre factice posé dans une bibliothèque d'exposition, aussi vide de sens qu'une pub pour des frites surgelées.
Tu voudrais que tes opinions reflètent l’essence d'une sagesse révolutionnaire mais elles ne sont qu’un résumé de ce que tu picores aux infos, et que tu répètes en mode drama, espérant ainsi récupérer des miettes d’admiration avec tes scoops que tout le monde connaît.
Tu es la bande-annonce d'un film qui se voudrait le blockbuster du siècle, mais le scénario de ta vie est plus ennuyeux qu’un film porno sans scènes de sexe.
Auto-élu “employé du mois” dans ton existence superficielle, il ne te reste plus qu'à commander ta médaille en chocolat sur Amazon pour l'arborer fièrement à ta boutonnière.
On prend tous les gens moyens, on en fait la moyenne qu’on photocopie en mode économique, et te voilà : fadasse comme du tofu nature dans un carton mouillé, excitant comme un PDF comparatif de sèche-cheveux, tu es le yaourt nature 0% rangé au fond du frigo émotionnel de ton entourage qui s'ennuie rien qu'en imaginant ton visage et qui t'attend avec le même plaisir qu'on attend le résultat d'une prise de sang.
Tu es sensuel comme une partie de Scrabble dans un EHPAD et rigolo comme le profil LinkedIn d'un représentant en matériel de ventilation.
Personne ne t'écoute, personne ne t'aime, personne ne te déteste : on te constate. Comme la musique de fond d’un supermarché.
Tu deviens utile quand on a besoin d'un quatorzième à table, ou d'une signature supplémentaire à une pétition, ou pour remplir les petits blancs des conversations en récitant ton répertoire de locutions basiques : “c'est comme ça”, “c'est la vie”, “t'inquiète pas”, “quelqu'un veut une tisane ?”
À la question “Quoi de neuf ?”, tu réponds éternellement “rien de spécial”, comme un robot.
Ton côté magique, c'est que tu peux disparaître sans que personne ne s’en aperçoive.
Plus neutre que la Suisse, personne ne connaît ton avis sur rien, même pas toi tout simplement parce que tu n'en as aucun.
On ne pourrait même pas te caricaturer tellement tu ressembles à tout le monde.
Tu serais un diplomate d’exception, parce que quand tu commences à parler, on a plutôt envie de dormir que de se battre.
Tu rigoles toujours au bon moment même sans comprendre les blagues, jamais un mot plus haut que l'autre, tu arrives et tu pars quand il faut, comme une sorte de mannequin piloté par intelligence artificielle, conçu sur mesure pour exister sans déplaire.
Légion d'honneur des faux-culs, tu es une girouette truquée, grand maître du retournement de veste.
Ton âme est à vendre au plus offrant et tu n'hésiterais pas à échanger ta mère contre contre un jeu de pneus neufs.
Quand tu dis “fais-moi confiance”, on pense que tu nous racontes une histoire drôle.
À mi-chemin entre un caméléon politique et une hyène qui sourit, te tourner le dos le temps d'un clin d'oeil suffit à se retrouver avec un poignard entre les omoplates; tu as encore le manche dans la main que tu t'exclames : “c’est pas moi !”, en même temps que de l’autre main, tu signes un accord avec tes ennemis parce que pourquoi pas ?
Comédien de génie, tu es capable de pleurer d’extase devant la nouvelle robe de ta pote, alors que tu avais cru qu’elle avait recyclé une nappe en papier en m ode blague.
Ton côté magique, c’est d'être spontanément présent dès qu’il y a un truc à prendre, pour disparaître tout aussi vite dès qu'on te demande quoi que ce soit.
Aux jeux olympiques des hypocrites tu as fini deuxième parce que tu es trop faux-derche pour finir premier.
Tu es comme tes amis temporaires : jetable.